L'Illusion - 2

Publié le par Arkeane

"Bruit, claquement sinistre, comme des flammes brûlant dans l’âtre."

- Venez-vous asseoir Yourie, dit-il en me montrant un siège en face de son bureau.

Comment connaît-il mon prénom ?

- Qui êtes-vous ? l’interrogeais-je.

Le premier homme était parti et il avait refermé la porte derrière lui. Je me retrouvais donc toute seule avec l’homme assis à son bureau.

- Qui je suis n’a que très peu d’importance. Ce qui a de l’importance c’est toi Yourie, toi et tes questions. Je sais ce qu’il t’arrive et j’espère pouvoir t’aider.

- Eh bien allez-y alors, aidez-moi, je n’attends que ça ! lançais-je un peu agressivement, mais l’homme restait impassible.

- J’attends tes questions, répondit-il calmement.

- Qui êtes-vous ? C’est bien une question ça non ?

- Oui, mais elle me concerne moi et non toi. Je veux entendre tes questions.

Je réfléchis un instant avant de demander :

- Qui sont-Ils ?

Sans espérer qu’il puisse m’éclairer convenablement sur ce point, il ne devait même pas savoir de quoi je parlais…

- Voilà une question tout à fait juste et intéressante. Ce sont des démons, mi-hommes mi-flammes, ils sont, pour la plupart du temps, prisonniers en enfer. Mais il arrive parfois que certains s’échappent et sème le chaos sur terre.

Des démons ? Mi-hommes mi-flammes ? J’avais tout de même du mal à le croire, cela semblait si irréel, tout le monde sait que les démons n’existent pas. Mais pourtant au fond de moi j’étais persuadée que l’homme disait la vérité. Des flashs me revinrent en mémoires. Des flashs de ce qui m’avait poussé à me réfugier dans l’église.

Balade nocturne, puis d’un coup lumière. Bruit, claquement sinistre, comme des flammes brûlant dans l’âtre. Chaleur, brûlure sur mon corps, aveuglement. Une main noir se tend vers moi, veut m’étrangler, me griffer. Je me débats, je cours, je me précipite vers la première porte que je trouve, c’est celle de l’église. J’entre, Ils ne me suivent pas. Protégée.

- Des démons échappés de l’enfer ? répétais-je.

- Oui, et c’est le fait de te réfugier dans mon église qui t’as sauvée. D’autres n’ont pas eu cette chance…

- D’autres personnes ont été attaquées ?

- Oui…

- Mais il faut faire quelque chose ! On ne peut pas laisser ces démons tuer des innocents !

- Il faut les renvoyer en enfer…

- Mais ?

- Mais le rituel est difficile à réaliser et je crains de ne pas y parvenir. De plus il me manque un ingrédient crucial.

- Il faut tout de même tenter ! Que vous manque-il ?

- Le sang d’une personne né un 6 juin, je n’en ai trouvé aucune pour l’instant.

- Le sang…

- Oui, mais pas beaucoup, juste de quoi remplir une fiole. Il faudra juste que la personne s’inflige la blessure elle-même.

Un silence passa.

Dois-je lui dire que je suis née un 6 juin ? Ça fait mal de se couper, encore plus quand on se l’inflige sois même. Je ne suis pas maso… Mais il ne faut pas laisser ces démons en liberté et je suis à priori la seule à pouvoir les renvoyer en enfer tout de suite. Il faut que je le fasse…

- Je suis née un 6 juin, lançais-je après un moment de réflexion.

L’homme leva les yeux de son bureau et ouvrit la bouche pour parler, mais je le coupai avant :

- Et j’accepte de donner mon sang pour le rituel.

- Oh ? Très bien, nous allons donc pouvoir tenter de renvoyer ces démons dans les flammes de l’enfer. Suis-moi.

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